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 Mardi 07 Octobre 2008

 

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Revue n°184

Actu en bref

Bruits de voisinage : sévérité renforcée
Cadeaux exonérés
Durée du travail dans les HCR
Fin de l'exonération « accident du travail »
Gérant révoqué à la seule majorité
Informez l'acheteur, même accompagné
Remise automatique des pénalités
Usage commercial des fichiers clients
Utiliser le contrat type d'apprentissage

Agenda

Agenda

Embaucher son premier salarié

Accomplir les premières formalités d'embauche
Interrogations avant de recruter pour la première fois
Régler le salaire et les cotisations sociales
Un premier salarié grâce à une aide à l'embauche

Charges sociales

Choisir la protection vieillesse du conjoint collaborateur

Gestion

Conservation des factures : obligations assouplies

Dirigeant de fait : statut risqué

Impôts

Deux nouveautés pour réduire votre taxe professionnelle

Local

Concours du propriétaire à la sous-location
Une activité complémentaire admise par le bailleur

Salariés

Particularités à l'embauche d'un salarié étranger

Vos questions

Aménagement d'un local fumeur
Bouclier : jonglez avec les dates
Maladie de l'ex-apprenti
Pacsé et gérant
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Vérification du smic

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Groupe Revue Fiduciaire

RF Conseil - N° 184
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Gestion

Dirigeant de fait : statut risqué

En cas de difficultés de l'entreprise, celui qui a agi comme son dirigeant risque de voir sa responsabilité mise en cause. Et cela peut lui coûter cher.

Pour diverses raisons, il arrive qu'une entreprise soit dirigée non par son patron officiel (ex. : le gérant dans une SARL), mais par une autre personne qui se comporte comme tel. Dirigeant de droit et dirigeant de fait peuvent d'ailleurs aussi mener l'entreprise de concert.

Au fil des affaires qu'ils ont eu à trancher, les tribunaux ont émis un certain nombre de critères qui permettent de se faire une idée assez précise de ce qu'est un dirigeant de fait, sachant que cette qualité ne sera en tout état de cause retenue qu'après une étude du comportement de la personne concernée et des circonstances dans lesquelles elle a agi.

Activité de gestion et direction

Une affaire récente illustre le type d'actes pouvant être attribués au dirigeant de fait. Était concernée une société d'exercice libéral à responsabilité limitée en liquidation judiciaire et la personne mise en cause était l'époux de la gérante. Dans un premier temps, les juges ont estimé qu'il s'était comporté de fait comme un dirigeant car il était intervenu personnellement dans le fonctionnement et la gestion de la SELARL : signature de contrats en son nom, émission d'un chèque au nom de la société revenu impayé avec la mention « signature non déposée », négociation avec des clients comme s'il avait le pouvoir d'engager la société. De plus, il avait écrit au tribunal en revendiquant des droits égaux à ceux de son épouse sur une indemnité résultant de la reprise de la clientèle de la société, ce qui aux yeux des juges constituait un aveu de sa qualité de cogérant de fait.

Action En toute indépendance

Pourtant, au final, les éléments relevés n'ont pas suffi pour entraîner une condamnation. La Cour de cassation a en effet censuré la décision des premiers juges, estimant que les arguments invoqués ne démontraient pas en quoi le mari avait exercé une activité de gestion et de direction de la société en toute indépendance (cass. com. 7 mars 2006, n° 04-20355).

Responsabilités civile et pécuniaire

En cas de reconnaissance d'une direction de fait, les condamnations à la clef sont généralement lourdes. Dans l'affaire ci-dessus, l'époux de la gérante a échappé à une interdiction pendant 5 ans de diriger ou contrôler directement ou indirectement toute entreprise commerciale, artisanale ou agricole ainsi que toute personne morale (société, association...). Mais le plus souvent, un dirigeant de fait est recherché pour lui infliger une condamnation pécuniaire : le comblement de tout ou partie du passif de l'entreprise liquidée. Pour désintéresser les créanciers, il faut trouver des responsables.

Le dirigeant de fait peut être inquiété de plusieurs façons : devoir rembourser les pertes de l'entreprise défaillante et/ou subir des interdictions.



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Article paru le 03/2007

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