Pour les professionnels indépendants et dirigeants ayant perçu des revenus financiers au titre de leurs placements privés (dividendes, intérêts, plus-values mobilières), l’autre difficulté de cette déclaration de revenus en 2019 tient à l’arbitrage à faire pour la première fois entre le PFU (prélèvement forfaitaire unique de 12,8 % + 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 30 % au total) et le barème progressif qui est plus délicat du fait de l’année de transition. Compte tenu de la formule de calcul du CIMR, il convient de confronter le PFU à son taux moyen d’imposition et non à son taux marginal d’imposition. Par ailleurs, soumettre ses revenus financiers au barème de l’IR (option globale et irrévocable) a pour effet d’augmenter le CIMR et donc de diminuer l’imposition à régler fin 2019. En revanche, cette option a pour inconvénient d’augmenter le taux de prélèvement qui s’appliquera à partir de septembre 2019.
Autoentrepreneurs et PAS
Les entrepreneurs individuels ayant opté pour le versement fiscal libératoire (VFL) au titre des revenus 2019, n’ont pas d’acompte à verser en 2019 à raison de ces revenus professionnels BIC ou BNC. Il convient d’être vigilant en cas de changement de régime. Par exemple, en cas de résiliation du VFL, si le fisc ne calcule pas d’acomptes, il faudra régler la totalité de l’imposition en N + 1 (créer alors des acomptes mensuels pour étaler le paiement). À l’inverse, en cas d’option, si le fisc n’a pas supprimé les acomptes il convient de demander l’arrêt des acomptes pour éviter un double prélèvement. À noter enfin que les professionnels indépendants qui ont dénoncé leur option pour le VFL en 2017 pour 2018 et qui ont exercé une nouvelle option en 2018 pour 2019 ne bénéficient pas du CIMR.