Les cadeaux de toute nature sont en principe déductibles du résultat imposable pour autant que leur valeur ne soit pas « exagérée ». Une notion appréciée au cas par cas par le fisc au vu des circonstances propres à l’entreprise (usages de la profession, taille de l’entreprise…). Celle-ci doit, par ailleurs, justifier que ce geste a été engagé dans son intérêt en arguant d’éléments précis et factuels (développement de l’exploitation, progression des ventes, maintien des bonnes relations commerciales…). Si l’intérêt direct de l’entreprise ne peut être prouvé, cette condition suffit à elle seule à motiver la réintégration de la dépense, indépendamment du caractère exagéré ou non des cadeaux concernés.
Lorsque l’entreprise rembourse à un dirigeant les cadeaux qu’il a offerts pour son compte, la charge est déductible si les conditions ci-dessus sont satisfaites, le remboursement étant exonéré d’IR pour le dirigeant. À défaut, il s’agit d’un complément de rémunération imposable.